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Langage et pensée : un lien pour le « bien vivre ensemble »

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Quand on utilise les réseaux sociaux à bon escient, on y trouve de véritables raisons d’espérer tel cet article repris – à ce que je crois mais sans savoir véritablement – d’un poète africain nommé Moussa Ndiaye. « La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps. La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression. Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien. Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée. Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions. Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe. Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots. Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants: faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants. Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté.»

Non, ma modestie n’en souffre pas !

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C’est un beau souvenir que m’a apporté ce soir mon amie Catherine Bunetel qui fait du tri dans ses papiers : un article de Brive Magazine datant de 1993, une période où Jean Charbonnel était maire de Brive-la-Gaillarde avec un avant-goût d’Europe ! Je ne me souvenais pas de l’origine de ma distinction comme « Madame Commerce » du Limousin. En cette année d’élection européenne, je suis en tous cas fière que ce soit le Conseil Européen « Femmes et commerce » qui m’ait délivré ce titre alors que je milite aujourd’hui pour qu’au soir du 9 juin soit vainqueur la liste conduite par Valérie Hayer et à laquelle mon parti – le Parti Radical – est associé.

Le respect de la laïcité dans l’enseignement supérieur ne peut être bafoué au nom de la liberté des universités

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En ce 20e anniversaire de la loi sur la laïcité de 2004 interdisant le port de tenues ou de signes religieux ostentatoires à l’école, le bilan est préoccupant car les atteintes à la laïcité dénombrées dans le milieu scolaire ne cessent d’augmenter. Dans un sondage publié ce 13 mars dans le Figaro, 78 % des Français considèrent d’ailleurs que la laïcité est en danger. A l’origine de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, les Radicaux rappellent avec force que la religion n’a pas sa place au sein de l’école républicaine. C’est pourquoi le Parti Radical salue les mesures annoncées par le Premier ministre pour l’éducation et notamment la création de cellules d’appui pédagogique pour les enseignements sensibles comme celui de la laïcité. L’enseignement supérieur est également traversé par cette « crise de la laïcité », comme les événements récents nous l’ont montré à Sciences Po Paris. Le Parti Radical rappelle que la sénatrice de Gironde, Nathalie DELATTRE, avait déposé il y a trois ans une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête chargée de l’application du principe constitutionnel de laïcité dans les établissements de l’enseignement supérieur. Au vu des derniers événements, le Parti Radical demande que cette PPR soit examinée par le Sénat. Ce serait un préalable en vue de protéger les étudiants de nos territoires, de les prémunir contre des formes de radicalisation, d’idéologie ou de dérive visant à annihiler notre conception de la laïcité. Celle-ci ne peut être bafouée au nom du principe de liberté des universités. Pour le Président du Parti Radical, Laurent HENART : « il est indispensable de lutter contre les idéologies qui veulent s’imposer au coeur de notre école ou de notre université, remettant en cause nos valeurs universelles et humanistes. Nous devons empêcher les dérives, pressions ou menaces de mouvances en leur sein qui mettraient en péril le climat d’études et la laïcité elle-même, principe républicain qui nous est très cher ».

Biodiversité en sursis

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Les statistiques sont glaciales : accentué par les dérèglements climatiques, la biodiversité continue de s’effondrer à un rythme inédit. Rien de tel qu’une conférence-débat, illustrée par un diaporama, pour analyser les causes principales de ce déclin avec des études de cas en Europe et en Afrique, ces deux continents étant liés par leur proximité géographique et des liens historiques forts. Loin d’un pessimisme destructeur après la conférence du 16 janvier à Sarlat, c’est mardi 12 mars à partir de 20 h, à l’amphithéâtre Jean Moulin de la médiathèque de Périgueux, Bernard Bousquet vous proposera quelques possibilités d’atténuer les conséquences de cette crise de la biosphère. Il proposera en particulier de réorienter l’aide européenne à l’Afrique pour la mise en place d’une société d’équilibre et de renaturation, centrée sur l’indispensable sobriété de nos modes de vie, une démographie responsable et plus de coopération avec la nature Cette conférence se fait sous l’égide de la SEPANSO.

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